La quatrième édition du concours « Reine des sciences », initiative qui promeut l’excellence dans les filières scientifiques a connu son apothéose mardi 17 février 2026 à Lomé, avec le sacre de Mlle Blessing Gamba Dalouba (élève en classe de seconde scientifique).
Elle a obtenu une moyenne de 17, 35 points. La cérémonie de remise des prix s’est déroulée au siège de l’Assemblée nationale.
Mlle Dalouba est suivie de Mlle Akandé Manschkourtou (1ère Duchesse) avec une moyenne de 17,11. La deuxième duchesse est Mlle Kolani Pamane Tania, avec une moyenne de 16,81.
Portée par la Fondation ASSAL, le concours Reine des sciences est une initiative qui promeut l’excellence. Il vise à révéler les talents féminins et affirmer la place déterminante des jeunes filles dans les secteurs scientifiques. Au total, 308 candidatures ont été enregistrées pour cette édition. Le Jury a retenu 15 lauréates.
La Reine a reçu une enveloppe de 5 millions de FCFA. Les deux Duchesses ont respectivement remporté une enveloppe de 3 millions de FCFA et 2 millions de FCFA. Les 12 autres lauréates ont chacune reçu une enveloppe de 500.000 FCFA.
Selon Mme Abira Bonfoh (Présidente de la Fondation ASAAL), le concours Reine des sciences et technologies, initié par la Fondation ASSAL, est né d’une conviction simple mais puissante : le talent n’a pas de genre, l’intelligence n’a pas de frontières. Et l’avenir scientifique de nos nations ne peut se construire sans les femmes.
Promouvoir les jeunes filles brillantes, audacieuses…
« Le concours vise à promouvoir les jeunes filles brillantes, audacieuses, déterminées, capables non seulement de réussir, mais aussi de renforcer la recherche, d’éclairer la décision publique et de contribuer à la souveraineté de notre Etat et au-delà, de tout le continent ».
« Il ambitionne de poser les fondements d’une communauté scientifique consciente, engagée et responsable. Une communauté capable de décoloniser les savoirs, de promouvoir une pensée critique endogène et de mobiliser la recherche scientifique pour bâtir des sociétés autosuffisantes, libérer des dépendances intellectuelles et structurelles », a-t-elle ajouté.

Notons que l’initiative bénéficie du soutien du ministère de l’éducation nationale et de l’Assemblée nationale.
Et pour Mama Omorou (ministre de l’éducation nationale), au total, 22% seulement des étudiants togolais sont engagés dans les parcours scientifiques ou techniques, un chiffre insuffisant au regard des ambitions de transformation de notre économie et de notre société. Plus préoccupante encore est la situation des filles dans ces filières.
« Les étudiantes représentent 14,3% au Centre d’excellence régional sur les sciences aviaires (CERSA), 15%,4% à l’école polytechnique de Lomé et 7,5% à l’école des assistants médicaux », a révélé le ministre de l’Éducation nationale.
« Promouvoir les STEM pour les filles, ce n’est pas répondre à une injonction extérieure […], c’est préparer la souveraineté scientifique, technologique et économique du Togo. Par votre travail, votre rigueur et votre audace, vous ouvrez un chemin. Vous rendez visible ce qui, très longtemps, est resté invisible. La science, l’éducation et l’excellence des filles sont désormais des sujets de souveraineté nationale », a-t-il expliqué.
Selon Pr Komi Selom Klassou (Président de l’Assemblée nationale), la remise des prix du concours Reine des Sciences et Technologies met en exergue la place des filles dans les sciences et les technologies.
« Dans un monde toujours marqué par une mutation technologique profonde où le numérique, la robotique, la science des données et l’intelligence artificielle redéfinissent les économies et les métiers, aucune nation ne peut se permettre de laisser une partie de sa jeunesse en marge », a-t-il indiqué.
Notons que des distinctions institutionnelles d’honneur ont été décernées au ministre de l’Éducation ainsi qu’au président de l’Assemblée nationale. FIN
Ambroisine MEMEDE