La Cour d’appel militaire a prononcé ce vendredi 27 février 2026, des peines plus lourdes contre le général de division Félix Abalo Kadangha (ancien chef d’Etat major général des forces armées togolaises) et six autres militaires jugés en appel dans l’affaire de l’assassinat du lieutenant-colonel Bitala Madjoulba.
Le lieutenant-colonel Madjoulba, qui dirigeait le premier Bataillon d’intervention rapide (BIR), avait été retrouvé mort à l’aube du 4 mai 2020 dans son bureau. L’autopsie du corps avait révélé une blessure par balle.
En juillet 2020, le Togo avait sollicité « l’expertise » de la justice française dans l’enquête ouverte pour faire la lumière sur ce dossier. Dans ce dossier, sept personnes avaient été jugées en novembre 2023 par le tribunal militaire pour »complicité d’assassinat, complicité d’entrave au bon fonctionnement de la justice et complot contre la sûreté intérieure de l’Etat ». Cinq militaires avaient écopé des peines de 5 à 20 ans de prison.
Condamné à 20 ans de prison en première instance, le général Félix Abalo Kadangha a finalement écopé de 30 ans de prison en appel, contre les 50 ans requis par le ministère public. Il est également destitué de son grade militaire.
Les peines des trois autres condamnés ont également été revues à la hausse, avec des augmentations allant de 5 à 15 ans (25 ans de prison au lieu de 15 ans, 20 ans au lieu de 15 ans et 20 ans au lieu de 5 ans). Relaxé en première instance, un autre accusé a finalement été condamné à 3 ans. La peine de 5 ans de prison maintenue pour un autre. Une seule relaxe est finalement prononcée dans ce dossier.
Rappelons que le lieutenant-colonel Madjoulba avait été nommé à la tête du 1er BIR en 2014. Il avait fait l’École de guerre du Cameroun, l’École nationale des officiers du Sénégal et dirigé plusieurs contingents onusiens. FIN
Edem Etonam EKUE