Le célèbre rappeur togolais Aamron était devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé, mercredi 11 mars 2026, pour obtenir la restitution de son permis de conduire.
Tchala Essowè Narcisse, alias Aamron, avait été inculpé, puis libéré et placé sous contrôle judiciaire en septembre 2025 pour « trouble aggravé à l’ordre public, appel au soulèvement populaire et incitation de l’armée à la révolte ».
Certains de ses objets avaient été mis sous scellés, notamment son passeport, ses téléphones et son permis de conduire. Ses avocats ont interjeté appel de cette ordonnance du juge d’instruction.
« Nous avons introduit une requête pour obtenir la restitution du permis de conduire. Malheureusement, le doyen des juges d’instruction a rejeté la demande au motif que la procédure n’a pas suffisamment avancé », a précisé Me Célestin Agbogan, l’avocat du rappeur.
« Le ministère public, dans son argumentation, a estimé qu’Aamron ne pouvait pas se faire restituer son permis de conduire compte tenu de son état mental. On lui avait demandé de suivre des soins, et ils n’ont pas les preuves que ces soins ont été suivis », a-t-il ajouté.
« Les débats n’ont pas abouti et le dossier est renvoyé au 20 avril 2026 pour la poursuite des débats », a poursuivi Me Agbogan.
Le rappeur avait été interné de force dans un hôpital psychiatrique (hôpital de Zébé, environ 45 km à l’est de Lomé) en raison de ses critiques virulentes contre le pouvoir sur TikTok, après son arrestation le 26 mai 2025.
Il avait publié des vidéos sur les réseaux sociaux dans lesquelles le ton était dur vis-à-vis du pouvoir, notamment du président Faure Gnassingbé. Le 21 juin, il a été libéré après avoir présenté ses excuses à ce dernier. FIN
Edem Etonam EKUE