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Microfinance : Le secteur désormais réglementé au Togo

Les députés ont examiné et adopté à l’unanimité le mardi 10 mars 2026, le projet de loi portant réglementation de la microfinance au Togo.

Le texte vise notamment à moderniser et renforcer le cadre juridique du secteur de la microfinance afin de garantir sa stabilité, sa crédibilité et sa résilience.

Il prévoit en particulier le renforcement de la gouvernance des institutions de microfinance, l’amélioration de leur solidité financière, ainsi qu’un dispositif de supervision plus efficace assuré par le ministère chargé des finances, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et la Commission bancaire de l’UMOA.

La loi votée introduit également des mécanismes destinés à protéger davantage les usagers des services financiers. Elle instaure notamment des règles de transparence tarifaire, un encadrement de la gestion des comptes dormants ainsi que des dispositifs de traitement des réclamations et de médiation.

Par ailleurs, le texte prévoit des mécanismes d’intervention précoce pour prévenir les difficultés des institutions de microfinance et garantir la sécurité des dépôts des épargnants.

La microfinance joue un rôle essentiel dans l’inclusion financière et le financement des activités génératrices de revenus de plus de 4 millions de togolais dont la plupart étaient exclus des systèmes financiers classiques.

A travers cette loi, le Togo renforce davantage son arsenal juridique pour mieux contrôler et renforcer la protection des usagers des microfinances.

Le secteur reste confronter à plusieurs défis, notamment le manque de gouvernance, des dispositifs de contrôle parfois faibles et des risques pour la protection des épargnants. La loi portant réglementation de la microfinance vise ainsi à moderniser ce secteur stratégique, renforcer la supervision et garantir la confiance des usagers.

« La microfinance m’a beaucoup soutenue parce que j’ai commencé la tontine avec 300 F.CFA par jour. Mais aujourd’hui, je suis à 3.000 F.CFA par jour », a témoigné Mouyinatou Adjanawe (coiffeuse).

« Le fonds que j’ai réussi à épargner à travers la tontine m’a permis d’acheter une machine. J’ai pu acheter aussi une moto, et actuellement j’économise pour acheter un terrain », a appuyé Asso Tchota (tapicier). FIN

Chrystelle MENSAH

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